mercredi 26 novembre 2014

Brutal

Page d'accueil:

Bienvenue sur le blog de Tal qui aurait eu 28 ans

le vendredi 16 septembre 2016!



















Tal était jeune, beau, sympathique et talentueux. Il s'est suicidé de façon totalement inattendue le 8 octobre 2006. A la question douloureuse et soi-disant inutile du pourquoi, nous avons trouvé au moins quatre éléments de réponse: Tal était fragile à cause de sa surdouance qui l'a marginalisé dès sa petite enfance et à cause de son histoire familiale, mais il a surtout été victime d'un médicament contre l'acné - le Roaccutan (ou l'un de ses génériques) - ainsi que de l'incompétence et l'inconscience de certains représentants de l'école genevoise...
The Who - Behind Blue Eyes
 Paru le 8 octobre 2011

Le professeur de musique de Tal qui avait édité la vidéo de notre fils en train de jouer le morceau de Skape l'a effacée de Youtube par crainte des droits d'auteurs. Aujourd'hui, je suis en mesure d'afficher le diaporama que j'avais effectué il y a quelques années et que je n'ai jamais pu montrer avant de trouver un programme de conversion: 

video

Hasard du calendrier, la première chaîne de télévision allemande a diffusé en ce début d'octobre une nouvelle mise en garde contre la mélocule isotrétinoïne (administrée en cas d'acné):  
Un autre lien d'un père qui témoigne après le suicide de son fils, son histoire constitue un miroir de la nôtre. La vidéo est en anglais:
Aujourd'hui, 27 juin 2012, je suis tombée sur cette courte vidéo et sa mise en garde contre l'isotrétinoïne, celle-ci est en français:
Hier, le 4 juillet 2012, l'article suivant est paru dans la Tribune de Genève:
Nous avons signalé le cas de Tal à Swissmédic, l'organe du contrôle des médicaments en Suisse. Je me demande à quoi correspond le chiffre six cité par la Tribune. Personnellement, je connais cinq cas de suicides en Suisse d'enfants ayant pris de l'isotrétinoïne, il doit y en avoir beaucoup plus! Quelle est la source du journal?

  Charlotte par David Foenkinos


Le grand-père de la jeune Charlotte, fou de désespoir face au risque de perdre sa femme...

"Il fait des allers-retours excités dans la chambre.
Il semble ne plus pouvoir contenir sa rage.
C'est exactement ça.
Il s'adresse à Charlotte dans un monologue dément.
Je n'en peux plus de ces suicides!
Je n'en peux plus, tu entends!

Il y a la mère de ta grand-mère.
Elle a essayé de se tuer tous les jours.
Pendant huit ans, tous les jours, oui!
Et puis, il y a eu son frère.
On a dit qu'il était malheureux à cause de son mariage.
Mais moi j'ai vu que la folie l'avait rattrapé comme ça.
Il se mettait à rire sans qu'on sache pourquoi!
Ta grand-mère était si triste.
J'allais le voir, le fou de la famille, on disait.
Jusqu'au jour où il s'est jeté à l'eau.
Et sa fille unique s'est suicidée au Véronal!
Au Véronal!
Sans la moindre raison.
Et puis, son oncle, il ne faut pas l'oublier!
Oui, l'oncle de ta grand-mère.
Il s'est jeté par la fenêtre!
Et sa sœur... et le mari de sa sœur!
Je ne sais plus.
C'est partout, partout.
Je n'en peux plus!
Tu comprends?!
Et aussi son neveu plus récemment.
Le seul survivant de la famille, tu ne l'as pas su.
Mais il a perdu son travail au laboratoire, comme tous les juifs.
Alors, il s'est tué...
Le suicide est une mort qu'on ne donne pas à l'ennemi!
[...]
Et nos filles...
Nos filles!
[...]
Ta tante Charlotte.
Ma fille adorée.
Je l'aimais tant.
Elle me suivait partout.
On aurait dit mon ombre.
[...]
Et puis.

Rien.
Plus rien.

Elle s'est jetée à l'eau, à dix-huit ans.
[...]
Ta grand-mère et moi, nous sommes morts depuis.

Et ta mère.
Elle en a tellement souffert.
[...]
Elle a été rattrapée par le démon.
Et elle s'est tuée.
Oui, ta mère aussi.

Et ta grand-mère... pourquoi?
Elle ne veut plus vivre.
Et moi?
Est-ce qu'elle pense à moi?"

TED Talks sur le suicide (en français)

Peut-on faire dévier les trajectoires suicidaires? Monique Seguin

Nous pouvons tous agir contre le suicide | Corine Rondel 

Et le 8 octobre 2015, une illustratrice et blogueuse a mis en ligne cette page sur le suicide de son ami: Cet été


vendredi 16 septembre 2011

Anniversaires

8.10.2016

Dix ans, cher Tal, mon fils aîné…
Que je te survis avec une blessure invisible,
Que j’emmerde le monde avec ma douleur,
Que je déplore ceux pour qui nous sommes devenus intouchables,
Que je peine à pardonner les incompétents et menteurs
Qui ont précipité ton départ…

Mais, Tal, dix ans…
Pour reconstruire pas à pas une existence digne de sens,
Pour apprécier la bienveillance de nombreuses personnes,
Pour recevoir de la vie des cadeaux inespérés,
Pour aimer ton admirable fratrie…

Dix ans ont passé, Tal,
J’ignore combien il en reste,
Pour continuer,
Pour progresser,
Pour vivre en toute simplicité…
Privée de ta présence aimée.
 Cet été dans le ciel sur notre ville, j'ai pensé à toi, mon enfant!
Et l'annonce parue dans la presse locale, samedi:

16.09.2016
Aucun texte pour le vingt-huitième anniversaire de Tal.
En effet, j'ai décidé d'exprimer mon infinie tristesse en images.
Ainsi, j'ai créé un montage vidéo où on voit la mère et l'enfant, iconographie devenue archétype: Marie n'a pas été épargnée en souffrances...
Or, le diaporama était destiné à quelques proches et n'a pas sa place sur ce blog qui reste public malgré mes rares visiteurs.
Merci de votre compréhension!

8.10.2015

Neuf ans ont passé,
Depuis le début de la fin,
Je pleure moins souvent sur ta tombe,
Tu n’y es pas,
Car je t’emporte dans mon cœur
Même en voyage.
Quand la brise me frôle,
Je sens ta caresse,
Quand le soleil m’éblouit,
Je vois ta silhouette,
Les nuages dessinent ton nom,
Le bruit ambiant imite ta voix.
Souvent, je te parle,
Parfois, je te gronde,
Mon éternel ado,
Mais lorsque je t’implore,
Tu estompes ma peine
Et allèges mes difficultés.
Ton souvenir me console
Des lâchetés humaines,
Des déceptions et vains espoirs.
Face à la mort, je suis devenue humble,
Je ne la crains plus,
Car tu es là, mon cher enfant.

Il y a onze ans, Tal avait joué un petit rôle dans Macbeth, est-ce que ces paroles l’avaient inspiré ? 
"La vie n'est qu'une ombre qui passe, un pauvre acteur
Qui s'agite et parade une heure, sur la scène,
Puis on ne l'entend plus. C'est un récit
Plein de bruit, de  fureur, qu'un idiot raconte
Et qui n'a pas de sens."
La photo le montre dans la pièce jouée dans une forêt pendant son séjour au Canada.



16.09.2015
Les anniversaires sont cruels. Que me reste-t-il à part offrir une bougie pour faire vivre le souvenir de Tal, dix-huit roses rouges pour les années passées à l’aimer et neuf blanches pour les années d’absence ? Dire qu’une des raisons de son départ prématuré a été le fait qu’il n’a jamais rédigé son mémoire de fin d'études au sujet complexe: "Considérations et applications politiques de la théorie de la chute du taux de croissance démographique mondial". Aurait-il prévu la crise des migrants que nous vivons à l’heure actuelle ? Alors qu’au niveau mondial, la démographie continue à croître, avait-il compris que la chute du taux de croissance en Europe aurait des conséquences à court terme ? J’en doute… Son suicide n’était évidemment pas lié au contenu de son travail. Par contre, il restera éternellement lié à la menace de son école de le priver de maturité (baccalauréat) s’il ne rendait pas son travail en une semaine…
La lettre de menace adressée à Tal, un des meilleurs élèves de sa volée (5,7 de moyenne générale – sur 6 -  et deux extra-muros) qui pour des raisons obscures n’a pas accompli son travail de recherche, cette lettre terrible datée du 4 octobre 2006, nous l’avons trouvée après sa mort, le 8 octobre… Depuis, j’ai eu droit à un petit réconfort : suite à notre drame, un échec au mémoire de fin d'études ne peut plus être la seule raison d’être recalé à la maturité. Le Président du Département de l'Instruction Publique d'alors me l’a promis personnellement et il a tenu promesse. Au moins, la mort de Tal aura servi à cela !  Quant à moi, je continuerai d’allumer des bougies et d’offrir des fleurs aux anniversaires jusqu’au jour où, enfin, je rejoindrai mon enfant aimé…


8.10.2014

Le 8 octobre, il y a 8 ans, notre cher fils Tal, né en 88, s’est levé, habillé, a croqué du chocolat et quitté la maison pour ne jamais revenir : il avait tout juste 18 ans. 18+8 = 26, son âge aujourd’hui ! Tal est mort le 8.10.06, je suis née le 10.8.60… 8 était son chiffre préféré, 8 posé sur le côté donne . Non seulement sa vie n’était pas finie, mais son absence est éternelle et mes interrogations indénombrables demeurent…


16.09.2014

Aujourd’hui, il y a vingt-six ans, la vie m’a mise face à un défi qui s’est malheureusement avéré impossible à relever. Elle m’a offert un garçonnet affamé de lait maternel, de nourriture terrestre et spirituelle, d’amour et de savoir. Selon les jours, je surnommais mon petit glouton « Bouddha » ou « Talisman ». J’ai tenté d’être à la hauteur de la tâche : malgré mon opération chirurgicale lorsqu’il n’avait pas deux mois, malgré les six ans de nuits privées de sommeil, malgré les années de cris et de crises que tout le lait maternel (pendant neuf mois) et l’amour (pendant 18 ans) que je possédais ne suffisaient souvent pas à calmer. Malgré l’incompétence de l’école et malgré mes propres erreurs, j’ai essayé avec tout mon cœur, mon corps et mon âme d’élever ce magnifique enfant qui m’avait été confié. Avant la naissance de Naïm et des jumeaux, j’avais l’habitude de dire que malgré tout, Tal était ce que j’avais réussi de mieux dans mon existence. Depuis huit ans déjà, il me manque et je continuerai à l’aimer chaque jour, malgré l’absence…

15.09.2013

Demain notre cher fils Tal devrait avoir 25 ans. A cette occasion, il est ressuscité pendant presque cinq minutes. En effet, j'ai demandé à son enseignant de musique qui l’a filmé à l’âge de seize ans et demi (un an et demi avant sa mort) de rendre la vidéo accessible sur YouTube. Tal y accompagne un morceau du groupe espagnol des Ska-p intitulé « Insensibilidad ». Bien que le morceau parle de l’insensibilité des personnes qui abandonnent leur animal de compagnie, je ne peux m’empêcher de penser à l’insensibilité de notre fils qui nous a abandonnés si brutalement. Je n’ai pas pu regarder cette vidéo pendant plusieurs années, à présent, je suis heureuse qu’elle existe bien que Tal y apparaisse un peu taciturne et fantomatique. J’espère que vous la regarderez (jusqu’à la fin) et si le cœur vous en dit : partagez-la... Merci !

Tomorrow our dear son Tal would turn 25. On this occasion, Tal is resurrected during nearly five minutes. Indeed, I asked his music teacher who filmed him at the age of 16 and a half (one year and a half before his death) to download the video on YouTube. Tal’s playing the drums to a recorded song of the Spanish band Ska-p called “Insensibilidad”. Although the song speaks about the insensibility of people who abandon their pets, it recalls me the insensibility of our son who left us in such a brutal way. For years, I wasn’t able to watch this video, now I’m grateful that it exists although Tal looks rather reserved and ghostly. I hope you’ll watch it (till the end) and if you feel like: share it… Thank you!


17.09.2012
Cher Tal,
Vingt-quatre ans, c'est l'âge que tu aurais dû avoir dimanche seize septembre deux mille douze. Pendant ce weekend d'anniversaire, j'étais en Allemagne pour fêter le mariage de ma plus vieille amie. Oui, bien sûr, tu la connaissais bien. Elle est venue une semaine après ta naissance pour me seconder dans mon rôle de jeune maman. Nous lui avons rendu visite lorsque tu avais trois mois et nous avons passé Nouvel An avec ses amis, mes voisins de table samedi soir... Tu l'as également revue presque chaque année jusqu'à tes dix-huit ans.
Imagine, Tal, au mariage, j'ai bu, mangé, plaisanté, ri et dansé... Seulement à minuit, mon amie a pris le microphone pour nous rappeler que c'était le 16 septembre. Elle m'a offert un magnifique bouquet de fleurs blanches, parmi elles des hortensias blancs, symboles du deuil. C'est la seule fois pendant ce beau weekend que j'ai versé quelques larmes!
Oui, cher Tal, alors que tu ne seras jamais un jeune homme de vingt-quatre ans, notre vie se poursuit. Six ans après ta terrible disparition, notre existence est presque devenue normale. Ainsi hier, à l'aéroport, les jumeaux en m'apercevant ont hurlé mon nom avant de se précipiter en courant dans mes bras. Du coin de l’œil, j'ai perçu le sourire des voyageurs et de leurs proches face à cette scène de bonheur familial. A ce moment, je ne pensais plus à toi.
Pourtant, je t'aime, Tal, tu le sais... et j'aurais certainement préféré que tu sois avec nous.
A bientôt chéri!

16.09.2011
Cher Tal,
aujourd'hui, tu devrais fêter tes 23 ans... enfin, fêter, c'est une façon de parler, toi qui n'aimais pas les fêtes.
Tu aurais bien progressé dans tes études brillantes. Tu aurais de longues conversations à ce sujet avec ton frère qui réussit si bien. Souvent, vous joueriez ensemble à la guitare, à la basse et à la batterie pour vous détendre! Tu te serais rendu aux mariages de tes amis et tu nous aurais peut-être présenté ton premier amour... Nous continuerions à être si fiers de toi...
Seulement, tu n'es plus là, tes anniversaires sont tristes et douloureux, les fêtes sont devenues des cérémonies. Aucun prof ne te félicite plus au sujet de tes résultats et ton frère se bat seul et courageusement sur le chemin des études et de la vie. L'amour tu ne le connaîtras plus. Et nous, nous te pleurons...
Seuls Naïm, admirable, et les jumeaux, ce frère et cette sœur que tu n'as pas connus, nous réconcilient un peu avec notre destin cruel.
Nous continuons sans toi, mais rien n'est plus pareil, l'existence n'a plus la même saveur...
Pourtant, nous ne sommes pas seuls à vivre l'injustice de perdre un enfant aimé. Cet été tu as été rejoint par d'autres jeunes: Angel, Guillaume, Marwrick...
Leurs décès accidentels et injustes me révoltent: la mort devrait être interdite sous un âge donné...
Tu me manques tant mon chéri!
Au revoir Tal!

dimanche 11 septembre 2011

Dix, onze septembre et huit octobre

Saviez-vous que le dix septembre était la journée mondiale de prévention du suicide? Peut-être cette journée a été éclipsée par les commémorations du onze septembre? En tous cas, nous en ignorions tout: bravo... chapeau la prévention!
Aujourd'hui, il y a exactement 10 ans, comme un grand nombre de terriens, je vivais en direct les attentats du WTC et du Pentagone: c'était jusque là l'événement le plus traumatisant qu'il m'ait été donné d'assister...
Cinq ans après ce drame, la police est venue sonner à notre porte pour nous annoncer le décès de notre fils et frère aimé: le huit octobre est devenu notre onze septembre.

mardi 7 juin 2011

Temps présent

J'ai accepté de témoigner pour l'émission «Faut-il avoir peur des médicaments ?» qui passera le

Jeudi 16 juin 2011 à 20h05 sur la TSR1
Rediffusion sur TSR2  le vendredi 17 juin 2011 à 00h15
Et lundi 20 juin 2011 à 15h00
Dès le lendemain de la diffusion sur www.tempspresent.ch

Faut-il avoir peur des médicaments?

jeudi 16 septembre 2010

Biographie de Tal


Pour lire les chapitres de la vie de Tal, veuillez aller sur la colonne de droite et cliquer sur "archives 2009", "novembre", "commencement". Ensuite, en chaque bas de page, il faut cliquer sur "message plus récent". 
Il y a aussi la possibilité de lire l'histoire de Tal directement sur le lien: 

Biographie de Tal

Je vous invite à laisser un message (même anonyme) en bas de cette page,  comme dans une sorte de livre d'or. Un grand merci!

Please be advised that if you send a message to my private email address, it could be treated as spam. Leave a message below and I'll answer it as soon as possible. Thank you!

Suicide: mort sur le net


Surdoués et suicide

Aaron Swartz

Aaron Swartz
© Keystone
Le monde de la Toile a rendu hommage à Aaron Swartz, le génie informatique et co-fondateur du réseau social Reddit. Il s'est suicidé à l'âge de 26 ans en février 2013.

«Adieu à Aaron Swartz, hacker et militant extraordinaire», a lancé sur son site Electronic Frontier Foundation qui a salué «un ami et collaborateur» de cette association de défense des droits dans le monde numérique.
Aaron Swartz, militant pour l'accès libre à internet, a été retrouvé mort pendu à son domicile à Brooklyn vendredi soir, selon les services médicaux de New York.
Ce génie de l'informatique, qui avait participé à l'élaboration du format RSS à l'âge de 14 ans, devait comparaître le 1er avril prochain devant la justice. Il était en effet accusé d'avoir volé en 2011 des millions d'articles scientifiques et littéraires à JSTOR, un service d'archivage en ligne de publications universitaires et scientifiques, accessible uniquement par abonnement.
Le jeune homme avait téléchargé ces milliers de données en laissant, pendant deux jours, un ordinateur caché dans un placard du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT). Il risquait jusqu'à 35 ans de prison et un million de dollars d'amende.
A la suite de son arrestation en 2011 à Boston, son organisation de lutte contre la censure Demand Progress avait protesté en disant que ces poursuites «n'avaient pas de sens». «C'est comme essayer de mettre en prison quelqu'un qui aurait parcouru rapidement trop de livres dans une bibliothèque», a déclaré son directeur David Segar.
«Un gamin génial»
La famille et les amis du militant reprochent à la justice et au MIT, à l'origine des poursuites, d'avoir une certaine responsabilité dans ce suicide.
Un de ses amis, Larry Lessing, qui avait désapprouvé l'initiative, s'emportait dimanche sur le site Boingboing.net contre la justice qui avait accusé Aaron Swartz d'avoir «volé» des biens «valant des millions de dollars». «Aaron n'a jamais rien fait dans sa vie pour 'faire de l'argent', il ne travaillait que pour l'intérêt général, il était brillant, drôle, c'était un gamin génial», a-t-il écrit.
Il y a deux ans, le FBI avait lancé une enquête contre Aaron Swartz qui avait publié des documents de la cour fédérale américaine normalement accessible contre paiement. En moins de trois semaines, il avait réussi à charger plus de 18 millions de pages d'une valeur estimée à 1,5 million de dollars. Aucune charge n'avait alors été retenue contre le jeune homme.
Dépression
Mais Aaron Swartz souffrait aussi de longue date de dépression, selon ses amis
«Aujourd'hui, tout le monde se demande si Aaron ne s'est pas tué parce qu'il ne voulait pas aller en prison. Peut-être. Mais Aaron souffrait aussi de dépression depuis de nombreuses années», écrit sur Boingboing.net un militant d'internet et ami du jeune homme. Aaron «en avait parlé publiquement et en parlait avec ses amis».
En 2007, il avait publiquement évoqué l'idée du suicide, selon le «New York Times» qui lui consacrait dimanche une demi-page. Sur son blog, il avait écrit: «Sortir, respirer un peu d'air pur, se lover contre quelqu'un qu'on aime et ne pas se sentir mieux, pire, se retrouver incapable de ressentir la joie que chacun semble partager. Tout est teinté de tristesse», indiquait le jeune homme.
Dans un autre hommage sur la Toile, wired.com a déclaré: «Le monde est privé de 50 ans de tout ce que nous ne pouvons pas imaginer qu'Aaron aurait fait», avant de conclure... «sa mort est une tragédie».

Le Daily Mail raconte que deux jeunes étudiants britanniques qualifiés de "brillants" ont trouvé la mort dans une chambre d'hôtel, après avoir conclu un pacte suicidaire. Ils ont été retrouvés sur leur chaise, à une centaine de kilomètres de l'Université d'Edinbourg où ils étudiaient les maths et la physique. Jusque là, l'histoire est tragiquement banale.
Mais pour se donner la mort, Robert Miller (20 ans) et James Robertson (21 ans) auraient développé un logiciel qu'ils ont installé sur un ordinateur portable, connecté à un équipement électronique de perfusions intraveineuses. Le logiciel semble avoir été développé pour délivrer la dose suffisante de substance létale.
Selon le journal, l'enquête doit déterminer si les deux amis ont été influencés par les travaux du docteur australien Philip Nitschke, baptisé "Docteur La Mort", qui avait fabriqué au milieu des années 1990 une "machine à suicide". Conçue également avec un ordinateur portable relié à un équipement de perfusions, la "Deliverance Machine" posait une série de questions au sujet pour tester sa volonté réelle d'en finir avec la vie, et administrait une injection létale si les réponses étaient déterminantes.
Le médecin, militant pro-euthanasie, souhaitait ainsi délivrer une machine qui laisse au "patient" le choix de décider de son sort, pour dédouaner de responsabilité son fabricant ou son importateur. Elle ne pouvait être utilisée que par des malades réunissant au moins 22 conditions, dont le fait d'être sain d'esprit, de souffrir d'une maladie incurable, et de fournir le consentement de trois médecins. La machine a finalement été interdite en 1997.

Décidément, les jeunes gens à haut potentiel intellectuel sont en danger.

jeudi 4 mars 2010

Photos inédites de Tal


Pourquoi j'aime Jean Dujardin?
Jean Dujardin a récemment reçu l'oscar du meilleur acteur: je suis ravie pour lui. Pourquoi j'aime cet acteur en particulier? En fait, les camarades de Tal avaient remarqué une certaine ressemblance avec l'acteur. Vous pouvez en juger par vous-mêmes:
Veuillez excuser la douce folie d'une mère endeuillée.

Le témoignage d'Agnès Favre

Mon blog arrive presque à sa fin. Avant de le terminer, je désire encore afficher ces liens vers les interviews d'Agnès Favre, l'auteure de L'envol de Sarah. A défaut de lire son livre, son témoignage vaut vraiment la peine d'être visionné.

1) http://www.dailymotion.com/video/x19lll_france-2-lenvol-de-sarah_events

2) http://www.dailymotion.com/video/x190xr_faugiel-et-agn%C3%A8s-favre-l-envol-de-s